Culte unique du 27 septembre2026 à Labastide Rouairoux

Méditation de Norbert Rouanet

 

 

Jean  2, 1-12

Avec l’aide d’un texte de Ruth-Annie Mampembé

C’est un récit qui parle de la relation d’amour entre Dieu et le monde, entre Jésus et
l’église.
Un miracle par lequel Dieu déclare son amour au monde.
Un miracle souvent utilisé pour faire de l’humour biblique et montrer que les chrétiens
sont de bons vivants qui aiment le vin , les repas, et la fête, comme aujourd’hui à
Labastide.
Et ce récit dont les théologiens ont dit que c’était un petit miracle pas très important, eh
bien…il parle juste… de l’essentiel, du cœur de la bonne nouvelle :
Évidemment, si on lit le texte au premier degré, l’eau changée en vin n’a aucun intérêt.
Même si vrai que l’eau peut être changée en vin (et ce n’est pas vrai !), ça n’apporte rien à
la vie des gens qui sont invités au mariage, ça ne guérit ni ne sauve personne, le Christ n’a
pas besoin d’un tel miracle pour se faire connaître, on le connaît déjà depuis le chapitre 1
Jésus n’a pas besoin de faire le buzz comme disent les jeunes à la fête de mariage pour
avoir plus de followers, l’évangile est en train de présenter le Messie qui va être sacrifié
comme un agneau, une victime innocente… et l’évangile est en train de dire que tout a été
préparé pour le salut des hommes, tout est connu d’avance par le Christ qui a déjà accepté
d’offrir sa vie quand le moment sera venu.
C’est pour ça qu’il dit à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue. » Jésus parle
comme quelqu’un qui connaît les choses qui viennent, il connaît le calvaire qui l’attend et
il y a consenti, par amour pour le monde.
Ça n’a aucun intérêt pour le narrateur biblique de nous raconter une fête, si l’histoire ne
lui permet pas de rendre témoignage au Christ, le Crucifié, le Ressuscité.
Vous avez remarqué que les mariés sont tout ce qu’il y a de plus anonyme, ils ne sont pas
nommés,
il n’y a aucune mention à leurs familles respectives, pourtant les narrateurs bibliques font
beaucoup dans la généalogie, parfois de façon un peu trop marquée,
. La Bible dit des tas de choses sur les personnages qu’elle raconte,
mais pour les mariés de Cana, pas un mot, aucun ancrage historique.
Ils ne sont personne, et ils sont tout le monde à la fois, ils sont l’homme et la femme à qui
chacun peut s’identifier, ils sont simplement la figure de l’humanité dans sa relation
d’amour avec Dieu, dans la relation d’époux et d’épouse avec le Christ.

C’est tout l’intérêt de ce récit. Chacun de nous peut entrer dans la peau du marié ou de la
mariée qui ont invité Jésus à leurs noces et qui sont finalement pris en charge et régalés par
Jésus comme s’ils étaient les invités alors que ce sont eux qui reçoivent !

Le récit nous plonge dans une inversion des rôles qui nous révèle où est le véritable
Époux, ce n’est pas le marié, c’est Jésus… Chacun de nous peut entrer dans la peau de ce
couple à qui l’Époux véritable offre le vin délicieux de la noce, le meilleur vin que nul
autre ne peut offrir, et ça nous rappelle le banquet des nations dans le livre du prophète
Esaïe :
Dieu promet d’offrir à tous les peuples « un banquet de vins vieux [bons vins], de mets
succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. » (Esaïe 25 , 6).
C’est la promesse du Dieu d’amour qui fait miséricorde aux humains et leur promet le
salut et pas le châtiment,
Le mariage à Cana parle à chacun personnellement, pour nous encourager à faire appel au
Seigneur, qu’il vienne et soit le Maître dans nos vies, parce que lui seul peut prendre en
charge notre existence là où nous avons du mal à l’assumer, lui seul peut nous donner le
discernement sur nos manques existentiels, et il est vrai qu’à certains moments, on est
exténué par les épreuves, on a juste envie de se laisser porter par l’amour du Christ, qu’il
prenne soin de nous, qu’il comble nos manques et nous donne la joie.
Les mariés de Cana sont là mais n’agissent pas, c’est Jésus qui agit avec sa mère et les
serviteurs qui sont en arrière-plan. Le rédacteur de l’évangile efface volontairement les
époux, c’est une technique narrative qui lui permet de mettre en avant celui que le texte
veut présenter comme le véritable époux de la noce, Jésus.
l’évangéliste Jean présente Jésus comme l’Époux qui vient sauver la situation et pourvoit
à ce qui manque, de telle sorte que la fête est belle et tous sont comblés de joie. Christ est
l’époux et nous sommes l’épouse.
Nous lui obéissons et lui faisons confiance, parce que nous savons qu’il nous aime, il a
manifesté son amour au monde en donnant sa vie, et comme il l’a dit à ses disciples, il n’y
a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15, 13).
Par le récit des noces de Cana, l’évangéliste Jean veut avant tout dire l’amour de Dieu
manifesté en Jésus Christ, un amour qui va jusqu’au sacrifice suprême représenté par l’eau
changée en vin, ça signifie que le pardon de Dieu ne dépend plus d’un rituel de purification
accompli au temple avec l’eau des jarres, le pardon de Dieu passe par la croix, il est offert
une fois pour toutes à Golgotha où le Christ versa son sang.
Écoutez la manière de raconter comment Jésus change l’eau en vin. Il dit aux serviteurs :
Remplissez d’eau ces jarres, et ils les remplissent.
Il dit : Puisez maintenant, et c’est ce qu’ils font.
Jésus dit d’apporter le vin à l’organisateur du repas et non pas à l’époux. Pourquoi ?
Parce qu’il est lui-même l’époux, et l’organisateur du repas est dans la confusion, il pense
que le bon vin vient du mari, et c’est vrai, mais la confusion qu’il fait est voulue par le
rédacteur, pour dire que Christ est le mari/l’époux qui donne le bon vin.

Par son sang versé, il donne la joie à profusion à l’église et au monde. Le récit du mariage
à Cana où Jésus tient le rôle de l’époux, ça évoque l’alliance avec Dieu. Car le mariage est
une alliance et la relation de Dieu avec les croyants est présentée dans la Bible comme une
alliance d’amour par le mariage,
. La figure de l’époux est très importante dans les évangiles, elle sert à formuler les termes
de la relation d’amour avec Dieu. Voilà pourquoi la parabole des noces et la parabole des
10 vierges chez Matthieu (22 et 25) sont parmi les textes les plus commentés et les plus
représentés dans l’imagerie chrétienne.
Les évangiles essaient de proclamer l’amour de Dieu à travers le symbolisme du mariage,
et ça nous donne également une exhortation très importante : si l’église est l’épouse du
Christ, ça signifie qu’elle aussi est appelée à aimer Dieu, tout comme elle est aimée de
Dieu.
L’amour de Dieu est premier, mais nous ne sommes pas dans une relation unilatérale avec
le Christ. L’épouse doit aimer l’époux de tout son cœur…
Le mariage à Cana nous offre une image de l’église en miniature avec les disciples qui
accompagnent Jésus, ceux qui servent le vin
ceux qui prient (Marie qui intercède auprès de Jésus), ceux qui s’occupent de
l’organisation (le maître du repas) et Jésus qui donne à chacun son rôle.
Comme dit 1 Corinthiens 12, chacun a un rôle à jouer pour le bon fonctionnement de
l’église : il y en a qui assurent le spirituel (prière, méditation de la Parole), le convivial (les
repas de fête), le culturel (la musique), l’accueil, le volet administratif et officiel,
l’intendance (la trésorerie), l’organisation générale (le conseil presbytéral), etc.
Il faut tout ça pour faire vivre l’église, et Dieu donne à chacun des dons particuliers pour
rendre cela possible.
Conclusion : Aujourd’hui, l’évangile nous a emmenés dans une fête de mariage afin de
redire avec force tout l’amour de Dieu pour nous.
On est peut-être un peu gêné par le fait que le vin de la fête symbolise le sang de Jésus qui
va mourir, mais c’est pour dire que justement, ce n’est pas le monde qui est condamné à
mourir, c’est le Seigneur qui offre sa propre vie pour que celle du monde soit épargnée.
Ainsi le Créateur redit à la création qu’il l’aime et veut lui conserver la vie, même au prix
le plus élevé pour lui, au prix de la vie de son Messie.
« Je vous ai fiancés à un seul époux » écrit Paul (2 Corinthiens 11, 2).
Frères et sœurs, Dieu veut faire alliance avec chacun de vous, avec toute personne qui met
sa foi en lui. Il ne vous propose pas un marché de dupes dans lequel vous pourriez perdre
la vie, il vous invite à une alliance d’amour qui vous garantit la vie avec lui, la vie pour
toujours.
Certes, les épreuves ne manqueront pas, c’est le lot de toute vie humaine, mais vous aurez
toujours la joie d’appartenir au Seigneur et d’être tendrement aimés par lui. Vous aurez

toujours la joie de faire partie d’une communauté dans laquelle chacun a reçu un don de
Dieu qui est utile pour l’ensemble.
Vous aurez toujours la joie de savoir que même quand vous n’arrivez pas à discerner vos
propres manques, l’Esprit Saint permet à d’autres personnes de les discerner, de prier et
d’agir en votre faveur. Dieu vous déclare son amour :
Pensez y quand tout à l’heure vous partagerez un repas préparé par des mains humaine
mais ou l’amour du christ qui à tout donné sera présent parmi vous .

Amen !

 

Annonces pour la semaine

 

 

 

Jeudi 1er octobre

  • 15h00: Culte au Refuge

 

Dimanche 4 octobre

  • 10h15 Ecole biblique à Rouvière
  • 10h30 Culte au temple de Calmon 

 

 

Demande de la Mairie de Mazamet par rapport au cimetière protestant dit consistorial
En accord avec l’EPUMA (2018), le cimetière est considéré communal puisque des ventes de concessions ont été faites au bénéfice de la Ville de Mazamet dès 1883 et la ville assurant l’entretien des allées depuis de nombreuses années.
Or, toutes les ventes de concessions faites par l’Eglise Protestante ne paraissent dans aucun registre communal.
Certaines de ces concessions sont très endommagées et paraissent délaissées.
Merci aux familles qui ont connaissance d’une concession achetée par leurs ascendants de rentrer en contact avec le service à l’adresse suivante
cimetieres@ville-mazamet.com 

 

 

 

 

 

 

 

 

Musée du protestantisme à Ferrière

 

Les inscriptions sont ouvertes !

Rendez-vous à 9h salle municipale de Ferrières et départ en covoiturage à 9h30 vers la forêt de Montagnol, pour un parcours d’environ 9 km.

Pour le repas, menu aux saveurs de l’automne concocté par notre « chef  » Hubert avec l’aide des bénévoles!

Tarif: Marche + repas = 26€

Réservation obligatoire: secretariat@mprl.fr / 06 63 74 05 49, places limitées.

 

Exposition du 26 juin au 1er novembre de  Didier CROS: Papillons / Parpalhòls

 

Comment sont nées les premières Bibles complètes en français ? Au XVIe siècle, les bouleversements religieux, l’essor de l’humanisme et le désir de lire l’Écriture dans la langue de tous transforment profondément le rapport à la Bible. Ces premières traductions françaises accompagnent les Réformes, façonnent la langue et modifient durablement les pratiques de lecture et la vie religieuse. La conférence retracera cette histoire et présentera les hommes, les textes et les éditions qui en furent les principaux acteurs. »

Salle de médiation du musée. Participation libre souhaitée.

À noter également dans vos agendas, le 9 décembre Michel Miaille viendra faire une conférence à l’occasion de la sortie de son nouveau livre « La laïcité au long de la vie ».

Nous vous rappelons que jusqu’à mi-décembre, le musée est ouvert du mardi au dimanche de 14h à 17h.

Au plaisir de vous accueillir au musée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Culte de rentrée et Baptêmes d'Iris 16 août 2026

 

Baptêmes de l’ arrière petite fille  de Jeanine et Jean-Louis Prunier
Iris Talon-Berger, baptisée le 16-08-2026.

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