Culte du 1 février 2026

Méditation de Norbert Rouanet


1 CORINTHIENS 2,1-5

Matthieu 5, 13-16.

 

 

 (avec l’aide d’un texte de Georges Hufschmitt)

Chers amis,

Vous êtes le sel de la terre! Peut-il y avoir plus grand compliment que de dire
d’une personne:
«Des gens comme lui, comme elle sont, le sel de la terre».
Et c’est de cette manière que le Christ s’adresse à nous et qu’il nous fait savoir à
nous aussi, aujourd’hui:
«Vous êtes le sel de la terre»
Dans le monde antique, le sel était un bien précieux. Dans l’Empire Romain, à
certaines époques, la solde des légionnaires était payée en ration de sel. D’où le
salaire!
Mais lorsque Jésus nous dit que nous sommes appelés à être le sel de la terre
que devons nous comprendre?
Trois aspects liés au sel retiendront notre attention, le sel comme symbole de
pureté, le sel comme condiment qui conserve et enfin le sel comme rehausseur de
goût.
Première caractéristique, la pureté!
Dans le monde de Jésus, le sel en effet caractérise la pureté.
Mais la pureté est une notion difficile à définir.
Certains y décèlent sans doute une connotation un peu moralisante et même
culpabilisante.
Mais la pureté concerne avant tout les multiples pensées et sentiments qui
habitent notre cœur.
Ces pensées et sentiments ne sont pas des notions abstraites, désincarnées, des
simples vues de l’esprit, ce sont au contraire de véritables forces, des énergies,
souvent le moteur qui alimente toutes nos attitudes et qui nous pousse à l’action.
Dans ce contexte, parler de pureté, c’est attirer notre attention sur le fait que les
pensées et les sentiments que nous venons de définir comme des forces et des
énergies peuvent effectivement être mises au service du bien ou au service du
mal.
Parler de pureté, c’est donc une invitation à être vigilant et attentif à ce qui se joue
en nous, dans le secret de notre cœur, car c’est dans ce riche terreau que
s’enracine tout ce qui nous anime, nous motive et nous pousse à agir dans un
sens ou dans un autre.
A partir de là, selon nos choix, nous pouvons développer des attitudes heureuses,
positives.

Mais c’est aussi à partir de ce terreau que se cultivent le ressentiment, la jalousie,
l’amertume et la méchanceté.
Pures, nos pensées contribueront à développer des relations bonnes et saines,
des relations de confiance et de joie, des relations d’amour.
Impures, nos pensées seront aux service de celui qui accuse, qui divise, qui
sème la zizanie, celui qui fait trébucher et qui, au final, détruit.
Mais le disciple est appelé à vivre l’Évangile, c’est à dire défendre des valeurs qui
édifient, qui construisent, qui rapproche les hommes.
Et c’est en cela que nous voulons toujours à nouveau nous appliquer à mettre en
pratique un idéal, une éthique, basée sur le respect de l’autre et plus encore sur
l’amour.
En effet la pureté seule n’est pas suffisante, il ne faut jamais oublier de la marier à
l’amour, cette force ultime qui console, redresse et guérit ce qui a été blessé et
meurtri par la vie.
Voilà ,pour moi ce que c’est que de faire œuvre de pureté. Ce n’est pas être
meilleur que les autres, sans tache, sans fautes, mais c’est toujours avoir le souci
de ce qui édifie, œuvrer pour le bien.
Et pour cela, il nous faut, de manière constante, ouvrir notre vie au levain de
l’Évangile, à la Parole du Christ pour que cette Parole la travaille et la transforme.
Seule la Parole biblique nous guide, nous garde sur nos chemins et nous
préserve des impasses et des chemins de morts.
Deuxième caractéristique, le sel a des vertus préservatives et antiseptiques.
Dans nos régions, avant de connaître le congélateur, les aliments, notamment la
viande, étaient préservés grâce au salage.
Un domaine qui a le plus souffert de l’évolution des mentalités, c’est tout ce qui
touche dans notre société au relationnel, aux liens familiaux, aux liens de
voisinage, de proximité.
face à un monde qui fonctionne sur un mode de plus en plus individualiste et
égoïste,
Et bien, face à cette conception de la vie, je vois comme une action salutaire,
préservative le souci de rappeler le message de l’Évangile du don, de la bonté, de
la gratuité ,dont le Christ nous montre le chemin et que nous voulons vivre dans
nos relations.
Remarquons que l’ouverture et l’attention à l’autre ne vont pas sans sacrifice. Et
force est de constater que notre époque, plus que toute autre, répugne au
sacrifice, chacun vivant dans la crainte perpétuelle de passer à côté de l’essentiel,
chacun réclamant sa petite place au soleil, avec désir d’en profiter au maximum.

Aussi, nous devons ne pas avoir peur de réhabiliter l’idée de sacrifice,c’est peut
être un grand mot qui peut nous faire peur.
Cette idée de sacrifice est une question de liberté intérieure, qui me permet de
laisser pleinement exister l’autre.
Je peux céder ma place, j’ai la liberté de laisser l’autre passer avant moi, et je
peux accepter que dans cette perspective l’autre peut avoir sur moi la
prééminence.
Ici aussi le moteur dernier est l’amour. Voilà ce qui, non seulement, préserve les
relations, mais encore les enrichit et les approfondit.
Enfin troisième caractéristique, le sel, c’est ce qui donne du goût , toutes les
cuisinières vous le diront .
En plus dans ce cas, c’est sans modération, car, par extension, nous osons
affirmer, OUI, l’Évangile du Christ donne du goût, de la saveur à notre vie.
Songeons un instant à ceci: vous comme moi .
Quelle serait ma vie, si l’Évangile ne m’avait pas été annoncé?
Où serais-je? Que ferais-je à cette heure-ci?
Je ne serai sans doute pas ici!
Des pans entiers de mon existence seraient autres, si je n’avais pas entendu et
reçu l’Évangile.
Oui, l’Évangile transforme notre vie. Bien au delà de ma petite personne, cet
Évangile transforme concrètement chaque jour des situations fermées et ouvre
des chemins nouveaux.
Nous sommes donc invités à être sel, à partager l’évangile parce que nous
croyons que l’Évangile libère les personnes, change et humanise les relations,
dans le monde.
Vous êtes sel, vous êtes la lumière!
Sans doute cette exhortation est parfois difficile à porter?
Et puis, nous ne voulons pas avoir l’arrogance de nous imaginer rayonner de je ne
sais quelle lumière supérieure.
Mais simplement, nous sommes sel et lumière en étant témoins de celui qui
affirme de lui-même.
« Je suis la lumière du monde».
Parce que nous avons eu la grâce de recevoir un jour cette lumière en nos cœurs,
nous voulons humblement et dans la joie essayer de refléter un peu de cette
lumière, répandre un peu de ce sel.

Partager ces dons que nous avons reçus, qui ont fructifié en nous, qui nous ont
enrichis et qui nous permettent d’être à notre tour fécond, porter un peu de fruits
et l’offrir gracieusement.
En cela nous sommes les heureux disciples de celui qui est au cœur de nos vie,
Jésus-Christ. Là lumière du monde.

Amen.

 

 

Annonces pour la semaine du  1 février 2026

 

Mardi 3 février

  • 118h30 AG d’ Agapè à Lagoutine

 

 

Jeudi 5 février

  • 15h Culte au refuge

 

Dimanche 8 février

  • 10h30 Culte  au temple du Pont de l’Arn avec baptème
  • 10h30 Culte à Labastide Rouairoux

 

Dimanche 22 février

 

  • 16h Théâtre : l’illusion conjugale avec la troupe du théâtre du Triangle organisé par Agapè à Lagoutine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

culte du 1 février et quelques photos du gouter des ainés

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