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Culte du 17 août 2025
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Quand Dieu semble absent
Quand Dieu semble absent, quand les réponses ne viennent pas,
quand la souffrance est plus forte que nos forces, qui parmi nous
ne s’est déjà demandé :« Où est Dieu ? »
Combien de fois, dans notre cœur, avons-nous senti qu’Il se tait,
qu’Il nous a abandonnés, que notre foi s’éteint comme une
flamme sans air ?
C’est avec cette question que j’ai commencé à réfléchir au livre de Job.
Je voulais parler du silence de Dieu.
Mais en lisant le texte, j’ai compris que la question était mauvaise.
Il ne faut pas seulement comprendre le silence de Dieu,
mais aussi le silence de Job — un silence qui ne vient pas de la fatigue,
mais de la persévérance.
Après 37 chapitres de cris, de débats, de demandes de justice,
Job dit enfin :
« Je mets la main sur ma bouche. » (Job 40:4)
Ce silence n’est pas une défaite.
Ce n’est pas une soumission.
C’est le moment le plus fort de sa foi.
Car c’est dans le silence que Job arrête de chercher des
explications —
et trouve enfin Dieu Lui-même.
Et c’est cela que je veux montrer aujourd’hui :
Dieu n’est pas seulement Celui qui nous parle,
mais Celui qui est avec nous —
même quand Il ne parle pas.
Et c’est dans ce silence, pas le silence de Dieu, mais le silence de l’homme,
que la rencontre a lieu.
Que ce message encourage la foi de ceux qui, dans un monde troublé,
sentent que Dieu est silencieux.
Car même dans Son silence,
Il est avec nous.
Job, un homme fidèle
Depuis le début du livre, nous savons que Job était un homme
juste, qui respectait Dieu, honnête.
La Bible dit :
« Il n’y a personne comme lui sur la terre. » (Job 1:8)
Dieu ne le critique pas. Au contraire, Il le loue.
Et dans le dialogue entre Dieu et l’Adversaire, c’est Dieu qui
permet l’épreuve — pas comme punition, mais pour purifier la foi.
Alors, Job perd tout : ses biens, ses enfants, sa santé.
Il se sent abandonné.
Mais il ne renonce pas.
Il crie, il questionne, il partage ses douleurs.
Et pourtant, il reste fidèle.
C’est là qu’il devient un exemple de foi : pas parce qu’il n’a jamais douté,
mais parce que, même en doutant, il n’a pas lâché la main de Dieu.
Il n’est pas justifié par ses offrandes,
ni par ses bonnes actions passées,
mais par sa fidélité dans le chemin.
Car la vraie foi n’est pas l’absence de questions,
mais le courage de poser ces questions —
et de continuer à espérer en Dieu,
même quand on ne sait pas quoi espérer.
Job ne veut pas seulement une défense de Dieu.
Il veut Dieu.
Et c’est cela qui le transforme.
Quand Dieu parle enfin
La réponse de Dieu arrive après 37 chapitres de silence.
Et quand Il parle, ce n’est pas comme on l’attend.
Il ne vient pas avec un discours.
Il vient dans le vent, dans le tourbillon, dans ce qui est
incontrôlable.
Cela nous dit quelque chose de profond :
Dieu n’est pas une voix qui répond à nos débats.
Sa réponse est sensible, mystérieuse, comme le vent — qui souffle où il veut, sans demander notre permission.
Et quand Il parle, Il ne donne pas d’explication.
Il ne dit pas pourquoi Job a souffert.
Il pose une question :
« Où étais-tu quand je fondais la terre ? » (Job 38:4)
Cette question ne sert pas à montrer où est Dieu,
mais à faire comprendre à Job où il était :
au centre de lui-même, cherchant sa propre justice.
La logique est différente de ce que nous attendons.
Dieu n’est pas à notre service. C’est nous qui sommes devant Lui.
Il est souverain. Nous sommes Ses créatures.
Et dans cette rencontre, ce n’est pas la parole qui transforme Job.
C’est le silence.
Le silence devant la présence.
Car quand Dieu est là, le juste n’a plus besoin de parler.
Il se tait.
Et dans le silence, il voit Dieu.
Alors Job dit une des phrases les plus touchantes de la Bible :
« Mon oreille avait entendu parler de toi ; maintenant mon œil t’a
vu. » (Job 42:5)
Ce n’est pas comprendre.
C’est voir.
Ce n’est pas une explication.
C’est une rencontre.
Et c’est à ce moment que le silence devient complet.
Le silence dans la Bible
Job n’est pas le seul dans la Bible à garder un silence sacré.
Il y a Abraham, qui monte la montagne sans discuter.
Moïse, dans le désert, apprenant à guider.
Élie, après le combat contre les prophètes de Baal, fuyant dans le désert, où il entend Dieu non dans le vent, mais dans une voix douce et légère. (1 Rois 19:12)
Et Jean-Baptiste, en prison, doutant, mais restant fidèle.
Mais je veux parler d’un silence encore plus profond :
celui de Jésus devant Pilate.
Marc raconte simplement :
« Et Jésus ne répondit rien, si bien que Pilate s’en étonnait. »
(Marc 15:5)
Ce silence n’est pas une faiblesse.
C’est une résistance.
C’est une obéissance.
C’est le témoignage du Serviteur souffrant,
qui n’ouvre pas la bouche,
comme un agneau qu’on mène à l’abattoir. (Isaïe 53:7)
Jésus ne cherche pas à gagner une dispute.
Il n’a pas besoin de prouver qu’Il est roi.
Son pouvoir se montre dans l’humilité, dans le don, dans le silence devant l’injustice.
Et dans ce silence, quelque chose se révèle :
le Royaume de Dieu ne vient pas avec des cris, mais avec le don de soi.
Pas avec la domination, mais avec l’amour.
C’est pourquoi je dis avec courage :
Dieu ne se montre plus dans le tourbillon.
Il se révèle sur la croix.
Dans le lieu de la douleur, de l’abandon, du silence final.
Et c’est là, dans le silence de la croix, que nous entendons la voix la plus profonde de Dieu :
l’amour qui supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. (1
Corinthiens 13:7)
La certitude du chrétien
Quelle est la certitude du chrétien ?
C’est que son espérance ne sera jamais déçue.
Quand Dieu semble silencieux, et que nous n’avons pas de réponses,
l’âme a besoin de quelque chose de plus que des mots, plus que des discussions,
plus que la raison.
La foi est mieux comprise par ceux qui marchent avec Dieu.
Il y a une différence entre connaître la carte et marcher sur le chemin.
Le discours théologique est une carte.
Mais nous apprenons avec Job :
il faut marcher sur le chemin.
Écouter la voix de Dieu ?
Bien sûr, il faut lire la Bible.
La foi vient en entendant la parole de Dieu.
Mais il faut aussi explorer, entrer dans le cœur de la prière —
et la prière peut être simplement s’asseoir dans Sa présence, attendre, le laisser regarder nos yeux,
notre cœur.
Comment Dieu répond ?
C’est seulement ainsi qu’on comprend.
Écouter la voix de Dieu, c’est aussi entendre le frère qui souffre, pleurer avec ceux qui pleurent.
Cela aussi, c’est entendre la voix de Dieu.
L’exemple de Job nous pousse à résister, même quand nous n’entendons rien.
Le silence de la souffrance est une forme de résistance puissante que le monde ne comprend pas,
mais qu’il peut voir.
Dans le silence de la croix, nous pouvons rester dans la présence de Dieu.
Amen.
Mercredi 20 août
Dimanche 24 Août
Samedi 30 Août
Eglise protestante unie de la Montagne du Tarn
• Expositions au temple de Viane jusqu’au 07/09/2025
Tableaux de Michel Bousserez, peintre vianais.
Exposition photos réalisée par Pierre Clot, témoignage de l’accueil de réfugiés syriens (ACARVIe)
Elles seront visibles lors des manifestations estivales et le jeudi pour clore la visite guidée du village de Viane.
• Exposition au temple de Vabre jusqu’au 31/08/2025 :Les émotions de l’eau de Daniel Moro
Temple ouvert tous les jours de 9h00 à 18h00
Au Musée du Protestantisme
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